Madness Balam 300 Sinking : test complet, avis et guide d’achat du roi des swimbaits

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Il y a des leurres dont la réputation les précède. Le Madness Balam 300 fait partie de cette catégorie. Depuis sa sortie, ce swimbait japonais de 30 cm est devenu une véritable légende dans le monde de la pêche du brochet en Europe. On le voit partout sur les réseaux sociaux, dans les mains des guides de pêche, sur les podiums de compétition. Son prix avoisine les 150€, ce qui en fait l’un des leurres les plus chers du marché, et pourtant il se vend comme des petits pains.

Pendant longtemps, le Balam n’existait qu’en version flottante. Les pêcheurs qui voulaient prospecter sous la surface devaient le lester eux-mêmes, avec plus ou moins de bonheur. Madness a fini par entendre la demande et a sorti le Balam 300 Sinking, une version coulante qui pèse 179 g et qui permet enfin de profiter des qualités du Balam en profondeur sans customisation.

Je l’ai utilisé sur plusieurs sessions en lac et en fleuve pour vous donner un avis complet. La question est simple : est-ce que ce leurre à 150€ vaut vraiment le coup, ou est-ce qu’on paie surtout la hype ?

Fiche technique du Madness Balam 300 Sinking

Le Balam 300 Sinking est fabriqué par Madness, marque japonaise, et conçu par Satan Shimada, compétiteur reconnu de black-bass au Japon. C’est un swimbait articulé à corps dur composé de 4 segments en résine ABS et d’une caudale souple en silicone interchangeable, pour une longueur totale de 30 cm et un poids de 179 g. La densité est coulante (Sinking), ce qui le distingue de la version flottante historique. Il est armé d’origine de 3 triples Decoy YF 33F en taille 2/0. Le leurre est silencieux et livré avec une queue de rechange. La gamme de coloris est très large avec, entre autres, les références Mat Tiger, Red Fin Perch, Cherry Trout, Peacock, Odorya Chart et Pike. Le prix varie entre 127€ et 170€ selon le coloris et le revendeur.

L’histoire du Balam : du black-bass japonais au brochet européen

Pour bien comprendre ce leurre, il faut remonter à ses origines. Le Balam a été conçu par Satan Shimada, un compétiteur de black-bass japonais réputé pour sa passion des gros leurres. Il a développé ce swimbait en collaboration avec la marque Madness dans un objectif très précis : proposer un gros leurre articulé capable de nager aussi bien à très basse vitesse qu’à récupération rapide.

Au Japon, le Balam a popularisé la fameuse « Figure Eight », cette technique qui consiste à dessiner un 8 avec son leurre en fin de récupération, le scion plongé dans l’eau, pour décider les poissons suiveurs. C’est une technique bien connue des pêcheurs de musky nord-américains, mais Shimada l’a adaptée au black-bass avec le Balam.

Quand le leurre est arrivé en Europe, les brochéteurs se sont rapidement aperçus que ce swimbait de 30 cm était une machine à gros poissons. Sa taille imposante sélectionne naturellement les spécimens, et sa nage hors norme déclenche des attaques même sur les brochets les plus éduqués. En quelques saisons, le Balam est passé de curiosité japonaise à leurre culte dans l’hexagone.

Pourquoi la version Sinking change tout

La version flottante du Balam 300 a un défaut que tous ses utilisateurs connaissent : elle ne pêche qu’en subsurface. Dès qu’on veut descendre le leurre de quelques dizaines de centimètres, il faut le lester manuellement. Certains ajoutent du poids au niveau de l’œillet central, d’autres sur les anneaux brisés des triples. C’est efficace mais fastidieux, et le résultat n’est pas toujours reproductible.

Le Balam 300 Sinking résout ce problème avec élégance. Avec ses 11 grammes supplémentaires par rapport à la version flottante (179 g contre 168 g), il coule naturellement et permet de prospecter à plusieurs dizaines de centimètres sous la surface sans aucune modification. En récupération lente, il évolue entre 30 et 80 cm de profondeur. En récupération rapide, il reste plus haut mais descend nettement plus que la version flottante.

Et si vous voulez aller encore plus profond, rien ne vous empêche d’ajouter du lest additionnel. Le Sinking offre simplement un point de départ plus bas, ce qui élargit considérablement le spectre d’utilisation du leurre.

Pour les pêcheurs de grands lacs, de fleuves larges et de gravières profondes, c’est la version à privilégier sans hésiter.

Déballage et premières impressions

Quand on ouvre la boîte d’un Balam pour la première fois, on comprend immédiatement pourquoi ce leurre coûte ce prix. La finition est au-dessus de tout ce qu’on trouve habituellement sur le marché des swimbaits. Les coloris sont bluffants de réalisme, avec des jeux de brillance, de transparence et des dégradés d’une précision remarquable. Les yeux sont à taille réaliste, plutôt petits comparés aux gros yeux exagérés qu’on voit sur beaucoup de leurres, et parfaitement intégrés dans leurs emplacements.

Les 4 segments en ABS s’articulent avec une fluidité parfaite. Le débattement augmente progressivement vers l’arrière du leurre, ce qui donne une nage extrêmement naturelle où la queue bouge davantage que la tête. La caudale souple en silicone prolonge cette ondulation avec un flap très attractif.

Le leurre est armé d’origine de 3 triples Decoy YF 33F en taille 2/0. Attention toutefois : la législation française n’autorise que 2 hameçons par leurre en eau libre. Il faut donc retirer le triple central avant de pêcher. C’est le consensus recommandé par la plupart des guides, car cela préserve l’équilibre du leurre. Bonne nouvelle : le Balam nage parfaitement avec seulement 2 triples.

Autre point à noter : si vous ciblez spécifiquement les gros brochets, les triples Decoy d’origine en 2/0 peuvent sembler un peu légers. Beaucoup de pêcheurs de spécimens passent sur des triples en 3/0 forts de fer type Owner ST-36 ou Gamakatsu pour avoir l’esprit tranquille face aux mâchoires des gros poissons.

Test en conditions réelles

La nage : tout simplement exceptionnelle

C’est le mot qui revient systématiquement dans tous les tests du Balam, et il est mérité. La nage de ce leurre est dans une catégorie à part. Il combine un mouvement en S bien marqué avec un léger rolling qui donne un rendu incroyablement réaliste. Ce qui distingue le Balam de la concurrence, c’est sa capacité à produire cette nage sur une gamme de vitesses extrêmement large.

En récupération ultra lente, le leurre ondule doucement, la caudale en silicone flappe avec un mouvement hypnotique. C’est mortel en eau froide quand les brochets sont apathiques et qu’il faut leur coller le leurre sous le nez.

En récupération rapide, le Balam reste stable et sa nage reste propre. Là où beaucoup de swimbaits décrochent ou se mettent à tourner quand on accélère, le Balam encaisse sans broncher. C’est cette capacité à supporter la vitesse qui permet de déclencher des attaques réflexes sur les poissons actifs.

En stop-and-go, c’est là que la magie opère. La version Sinking reste vivante pendant les pauses : elle descend lentement tout en continuant à osciller légèrement. Ce « dead sticking » involontaire est absolument dévastateur. Les brochets qui suivent sans se décider craquent presque toujours à la reprise, quand le leurre repart brusquement après la pause.

Les phases de transition : la spécialité du Balam

Si le Balam excelle dans un domaine particulier, ce sont les changements de vitesse. Les accélérations et les décélérations produisent des mouvements de flanc imprévisibles qui font perdre la tête aux brochets. C’est dans ces phases de transition que surviennent la grande majorité des attaques.

Le schéma d’animation le plus efficace : 4 à 5 tours de manivelle rapides, décélération progressive sur 2 tours, pause d’une à deux secondes, reprise franche. Variez les séquences pour rester imprévisible.

La Figure Eight : l’arme secrète

Quand un brochet suit le Balam jusqu’au bord sans attaquer, ne retirez surtout pas le leurre de l’eau. Plongez le scion de votre canne sous la surface et dessinez de grands 8. Le Balam, grâce à ses articulations multiples, tourne et ondule de manière absolument folle dans ces virages serrés. La surface se brouille, le leurre change de direction constamment, et les brochets qui hésitaient perdent toute retenue.

C’est spectaculaire, c’est addictif, et c’est souvent sur ces Figure Eight que se prennent les plus gros poissons de la session.

Le problème de la peinture

Soyons honnêtes sur ce point : la peinture du Balam ne tient pas. C’est le défaut le plus souvent cité, et il est réel. Après quelques brochets, les impacts de dents et les frottements des triples commencent à laisser des marques. Au bout d’une saison d’utilisation intensive, votre Balam aura un look de vétéran.

Est-ce gênant ? En termes d’efficacité pure, non. Un Balam écaillé continue de nager exactement de la même manière et de prendre autant de poissons. En termes de rapport qualité-prix pour un leurre à 150€, c’est un peu frustrant.

Certains pêcheurs protègent la finition avec un vernis UV transparent. D’autres assument et considèrent que les cicatrices de combat font partie de l’histoire du leurre. À vous de voir.

Les coloris incontournables

La gamme de coloris du Balam est très large, avec des séries régulières et des éditions limitées qui se vendent en quelques heures. Voici les coloris les plus efficaces pour la pêche du brochet en France.

Le Mat Tiger est le classique absolu, avec des tons chauds tirant sur le doré et le brun, très efficaces en eau teintée et par luminosité moyenne. C’est probablement le coloris le plus vendu en France, et pour cause.

Le Red Fin Perch est l’imitation perche avec des nageoires rougeâtres. Un choix parfait pour les eaux françaises où la perche constitue la base alimentaire du brochet, il fonctionne en toutes saisons et dans tous les types de milieux.

Le Cherry Trout est l’imitation truitelle avec des reflets rosés. Redoutable dans les grands lacs et les rivières à salmonidés, ce coloris déclenche souvent les attaques des très gros brochets qui se nourrissent de truites.

L’Odorya Chart est le chartreuse version Madness. Flashy, visible de loin, il est parfait pour les journées nuageuses, les eaux teintées ou les sessions de prospection rapide quand il faut se faire repérer.

Le Pike est l’imitation brochet qui joue sur le cannibalisme. Particulièrement mortel dans les polders hollandais et les grands plans d’eau à forte densité de brochets.

Le Peacock est un coloris sombre et iridescent qui change de reflets selon l’angle de la lumière. C’est un excellent choix polyvalent pour les eaux claires.

Mon conseil : pour un premier Balam, partez sur Mat Tiger ou Red Fin Perch, ce sont les deux coloris les plus polyvalents. Si vous en ajoutez un troisième, prenez un coloris flashy type Odorya Chart pour les conditions difficiles.

Quel matériel pour pêcher avec le Balam 300 Sinking ?

À 179 g, et potentiellement plus avec du lest additionnel, le Balam 300 nécessite un matériel adapté. On ne lance pas un leurre de 30 cm avec une canne medium.

Pour la canne, optez pour un modèle casting en puissance XH (extra heavy) avec un grammage de 40 à 150 g minimum. La longueur idéale se situe entre 2,30 m et 2,50 m pour avoir le bras de levier nécessaire au lancer et à l’animation. Privilégiez une action regular ou moderate-fast qui amortira les attaques violentes et vous permettra de bien accompagner les animations. Une canne trop rigide transmettra trop de vibrations parasites au leurre et vous fatiguera vite le poignet. La Tenryu Injection BC 80 XXH est reconnue comme pouvant parfaitement lui convenir.

Pour le moulinet, choisissez un modèle casting de taille 300 avec un bon frein (au moins 8 kg), un ratio entre 5.4:1 et 6.3:1 et une capacité de ligne suffisante pour de la tresse en 25/100 ou plus. Le moulinet doit encaisser les lancers lourds sans souffrir.

Côté fil, prévoyez de la tresse en 25/100 minimum, voire 30/100 si vous pêchez dans des zones encombrées. Pour le bas de ligne, de l’acier souple titanium de 30 cm au minimum, ou du fluorocarbone 100/100 si vous préférez la discrétion. Avec un leurre de cette taille et de ce prix, ne lésinez surtout pas sur le bas de ligne.

En termes de budget matériel, comptez entre 150€ et 300€ pour la canne, 100€ à 200€ pour le moulinet, et environ 50€ pour la tresse et les bas de ligne. C’est un investissement total conséquent, mais c’est le prix d’entrée dans la catégorie big bait sérieuse.

Comparatif : Balam 300 S vs la concurrence

Le Balam n’est pas le seul gros swimbait du marché. Voyons comment il se situe face à ses principaux rivaux.

Face au Deps Slide Swimmer 250 (environ 120€), le contraste est intéressant. Le Slide Swimmer est LE swimbait à basse vitesse par excellence. Sa nage ultra lente et son déplacement d’eau massif en font une arme redoutable pour les gros brochets apathiques. Mais il est nettement moins polyvalent que le Balam : à haute vitesse, le Slide Swimmer décroche. Le Balam gagne haut la main en polyvalence et en amplitude de vitesses exploitables.

Face au Savage Gear 4D Line Thru Trout 30 cm (environ 35€), le rapport de prix est de quatre à cinq. Le Savage Gear est un concurrent intéressant en termes de rapport qualité-prix, et son système Line Thru évite les décrochés. Mais sa nage est nettement moins raffinée que celle du Balam, ses finitions sont en dessous et sa durabilité est moindre. C’est une bonne porte d’entrée dans les big baits, pas un concurrent direct du Balam.

Face à l’Illex Dowzvido 18 cm (environ 35€), la comparaison est un peu injuste car les deux leurres n’ont pas la même taille ni le même objectif. Le Dowzvido est un swimbait polyvalent de 18 cm, le Balam est un big bait de sélection de 30 cm. Si votre budget est serré et que vous ne ciblez pas spécifiquement les gros poissons, le Dowzvido est une excellente alternative pour un prix bien inférieur.

Face au Roman Made Mother (environ 300€), on entre dans l’univers de l’ultra-haut de gamme japonais. Finitions irréprochables, nage exceptionnelle, mais un prix délirant. Le Balam offre 90% des performances pour la moitié du prix. À moins d’être collectionneur, le Balam reste le choix rationnel.

Le verdict du comparatif : dans sa catégorie de prix (120 à 170€), le Balam 300 Sinking offre le meilleur compromis entre qualité de nage, polyvalence et finition. Son seul vrai défaut par rapport à la concurrence est la fragilité de sa peinture.

Balam 300 Floating vs Sinking vs Balam 245 : lequel choisir ?

CaractéristiqueBalam 245Balam 300 FloatingBalam 300 Sinking
Taille24,5 cm30 cm30 cm
Poids104 g168 g179 g
DensitéFlottantFlottantCoulant
Zone de pêcheSubsurfaceSubsurfaceSubsurface à mi-profond
Canne requiseMH à XHXHXH
Idéal pourPetites rivières, postes précisPlateaux d’herbiers, prospection surfaceGrands lacs, fleuves, gravières
Besoin de lest ?Non (suspending avec 3-4 g)Oui pour pêcher sous 50 cmNon, prêt à pêcher
Prix~100€~150€~150€

Si vous n’achetez qu’un seul Balam, prenez le 300 Sinking. C’est le plus polyvalent. Il couvre les pêches en subsurface aussi bien qu’en mi-profond, et sa densité coulante est un avantage dans la majorité des situations de pêche du brochet en France.

Si vous en ajoutez un deuxième, prenez le 245 pour les situations qui demandent de la précision : petites rivières, lancers sous les branches, postes marqués où il faut placer le leurre au centimètre près. Son poids contenu le rend aussi beaucoup plus agréable sur de longues sessions.

Le 300 Floating reste pertinent pour une utilisation très spécifique : les grands plateaux d’herbiers peu profonds où il faut absolument rester en surface, et les phases de pause prolongées où vous voulez que le leurre remonte lentement.

Les meilleures conditions pour utiliser le Balam 300 Sinking

Au printemps (mars à mai), les gros brochets sont amaigris après le frai et chassent activement dans les zones de bordure. Le Balam en récupération modérée le long des tombants d’herbiers fait des ravages. Les coloris Red Fin Perch ou Pike sont les plus adaptés.

En été (juin à août), les sessions de nuit et les créneaux tôt le matin sont les plus productifs. Récupération rapide et stop-and-go agressif pour déclencher des attaques réflexes. C’est la saison où la Figure Eight fonctionne le mieux, car les brochets sont actifs et suivent volontiers les leurres sur de longues distances. Optez pour l’Odorya Chart ou le Mat Tiger.

L’automne (septembre à novembre) est LA saison du Balam. Les brochets font des réserves de graisse avant l’hiver et n’hésitent pas à attaquer de très grosses proies. Toutes les animations fonctionnent, de la récupération ultra lente au cranking agressif. C’est en automne que les plus gros poissons se prennent au Balam. Tous les coloris fonctionnent.

En hiver (décembre à février), le Sinking prend tout son sens. En récupération très lente avec de longues pauses, il descend dans la couche d’eau et va chercher les brochets au repos. Rajoutez quelques grammes de lest si nécessaire. C’est la saison des animations minimalistes et de la patience. Les coloris naturels comme Red Fin Perch ou Cherry Trout sont à privilégier.

Où acheter le Madness Balam 300 Sinking ?

Le Balam 300 Sinking est disponible chez les revendeurs spécialisés en big baits. Le prix varie entre 127€ et 170€ selon le coloris et le revendeur, avec un prix moyen autour de 149€ pour les coloris courants.

Pour participer au financement de ce site, vous pouvez l’acheter ICI 👉 BALAM 300 S

Entretien et durée de vie

Un Balam bien entretenu durera des années. Le corps en ABS est quasi indestructible. Les points à surveiller sont la caudale en silicone qui finit par s’abîmer après de nombreuses sessions, la peinture qui s’écaille sans impact sur l’efficacité, et les triples à vérifier régulièrement et à remplacer dès qu’ils perdent en piquant.

Les queues de rechange sont disponibles séparément chez la plupart des revendeurs pour environ 10 à 15€. Prévoyez d’en avoir toujours une ou deux d’avance dans votre boîte.

Après chaque session, rincez le leurre à l’eau douce, surtout si vous pêchez en eau saumâtre, séchez-le et rangez-le dans une pochette semi-rigide type Lure Sleeve pour protéger la peinture et éviter que les triples ne s’emmêlent avec vos autres leurres.

FAQ : vos questions sur le Balam 300 Sinking

Le Balam 300 à 150€, est-ce que ça vaut vraiment le coup ?

C’est la question que tout le monde se pose. La réponse dépend de votre profil de pêcheur. Si vous pêchez régulièrement le brochet aux gros leurres et que vous ciblez les spécimens, oui, le Balam est un investissement qui se justifie par ses performances hors normes. Si vous pêchez occasionnellement ou que vous visez des brochets de taille moyenne, il existe des alternatives beaucoup moins chères qui feront très bien le travail.

Pourquoi faut-il retirer un triple en France ?

La législation française limite le nombre d’hameçons à 2 par leurre en eau libre. Le Balam étant livré avec 3 triples, il faut en retirer un. Le consensus est de retirer le triple central pour préserver l’équilibre du leurre. Le dernier triple est volontairement placé loin de la queue en silicone pour la protéger.

Quels triples pour remplacer les Decoy d’origine ?

Si vous ciblez de gros brochets, passez sur des triples plus solides en 3/0 fort de fer. Les Owner ST-36 Black Chrome et les Gamakatsu Treble 13 sont des choix éprouvés. N’oubliez pas de ne monter que 2 triples pour rester dans la légalité.

Quelle est la différence de profondeur entre le Floating et le Sinking ?

Le Floating évolue dans les 20 premiers centimètres sous la surface et remonte lors des pauses. Le Sinking descend naturellement entre 30 et 80 cm selon la vitesse de récupération, et continue à descendre lors des pauses. Avec du lest additionnel, le Sinking peut atteindre 1,50 m à 2 m de profondeur.

La queue en silicone tient combien de temps ?

En utilisation normale, comptez une saison complète avant de devoir la changer. Les dents de brochet l’abîment progressivement mais le fait que le dernier triple soit placé loin de la queue la protège bien. Ayez toujours une queue de rechange dans votre boîte, une est fournie avec le leurre et d’autres sont disponibles séparément.

Peut-on pêcher le Balam en spinning ?

C’est possible mais pas recommandé. Avec 179 g, les lancers en spinning sont fatigants et imprécis. Le casting est vraiment l’option à privilégier pour ce type de leurre. Un bon ensemble casting XH vous donnera un confort de pêche incomparable sur toute la session.

Le Balam fonctionne-t-il sur le silure ?

Oui, le Balam prend régulièrement des silures, parfois de très belle taille. Renforcez simplement l’armement avec des triples forts de fer et un bas de ligne en acier costaud. La nage lente du Balam en mode dead sticking est particulièrement efficace sur les silures.

Mon verdict final

Le Madness Balam 300 Sinking est un leurre d’exception qui mérite sa réputation. Sa nage est objectivement la meilleure du marché dans la catégorie des gros swimbaits articulés. La version Sinking lève enfin la principale frustration de la version flottante en permettant de pêcher sous la surface sans bricolage. C’est un leurre qui sélectionne les gros poissons, qui fonctionne dans une variété de conditions impressionnante, et qui offre des sensations de pêche absolument uniques, notamment sur les Figure Eight.

Son prix reste un frein légitime. À 150€ le leurre, auxquels il faut ajouter l’investissement dans un matériel casting adapté, l’addition est salée. La fragilité de la peinture est aussi un point regrettable sur un produit de ce niveau de prix.

Mais soyons clairs : si vous êtes un passionné de pêche du brochet, que vous traquez les spécimens, et que vous êtes prêt à investir dans du matériel haut de gamme, le Balam 300 Sinking est probablement le meilleur swimbait que vous puissiez acheter aujourd’hui. C’est le genre de leurre qui change votre manière de pêcher et qui vous fait vivre des moments inoubliables au bord de l’eau.

Si le budget est un problème, commencez par le Balam 245 à environ 100€, qui offre les mêmes qualités de nage dans un format plus compact et avec une canne moins exigeante. Et si vous voulez découvrir les big baits sans vous ruiner, les Savage Gear 4D Line Thru ou les Fox Rage Replicant Swim sont d’excellentes portes d’entrée pour un cinquième du prix.

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