Il y a des leurres qui nécessitent des heures de pratique pour être maîtrisés. Et il y a le Deraball. Le concept est d’une simplicité désarmante : on lance, on mouline, et les brochets viennent le croquer. Pas de technique secrète, pas d’animation complexe, pas de courbe d’apprentissage. Juste un drôle de leurre en forme de balle avec une queue de shad qui rend les carnassiers littéralement fous.

Le Illex Magnum Deraball est la version XL que toute la communauté attendait. Depuis le lancement du Deraball original en 2017, les pêcheurs réclamaient une taille supérieure pour cibler spécifiquement les gros brochets et les poissons trophées. Il aura fallu que Gaël Even et Thomas Vogels, deux figures d’Illex, convainquent la firme japonaise Jackall du potentiel de cette nouvelle dimension. Le résultat est cette nouveauté 2026 : +20% de taille et de volume, 10,2 cm pour 51 g, avec la même nage irrésistible que l’original mais dans un format taillé pour les spécimens.

À environ 22€ pièce, c’est cher pour un leurre souple. Mais quand on connaît le palmarès du Deraball original, la question n’est pas de savoir si ça marche, mais plutôt si la version Magnum tient ses promesses. Verdict complet.

Fiche technique du Illex Magnum Deraball

L’histoire du Deraball : de la balle anti-stress au phénomène

Pour comprendre le Magnum Deraball, il faut d’abord comprendre d’où il vient. Le Deraball original est une création de Seiji Kato, le designer star de Jackall, considéré par beaucoup comme le plus grand concepteur de leurres au monde. Distribué en France par Illex depuis 2017, ce leurre a immédiatement divisé. À le regarder, personne ne comprend pourquoi ça marche : c’est une boule de plastique avec une queue, un croisement improbable entre une balle anti-stress et un poisson globe. Aucun mimétisme évident, aucune ressemblance flagrante avec une proie naturelle de nos eaux.

Et pourtant, le Deraball a accumulé un palmarès impressionnant sur les brochets français. Les guides les plus réputés, à commencer par Gaël Even, l’utilisent comme une arme secrète en début de saison et en conditions estivales. Le leurre a été longtemps en rupture de stock tant la demande dépassait l’offre. Son efficacité relève presque du mystère : certains avancent que sa forme ronde évoque un batracien, d’autres un rongeur aquatique, d’autres encore un alevin dodu. En réalité, le Deraball est probablement tout ça à la fois, ce qui explique sa polyvalence.

La famille s’est progressivement élargie. Le Deraball (8,2 cm, 26 g) est arrivé pour les pêcheurs de perches et de petits brochets. Et en 2026, c’est enfin le Magnum Deraball (10,2 cm, 51 g) qui complète la gamme par le haut, développé spécifiquement à la demande de l’équipe Illex pour répondre aux attentes des chasseurs de spécimens.

Pourquoi la version Magnum change la donne

Le Deraball original mesure 8,2 cm pour 26 g. Excellent pour les brochets de 40 à 80 cm, il manquait parfois de coffre pour sélectionner les gros poissons ou pour être visible dans des eaux profondes et chargées.

Le Magnum Deraball apporte exactement ce qui manquait. Avec ses 10,2 cm et ses 51 g, il double pratiquement le poids de l’original. Cette augmentation de masse change complètement la donne sur plusieurs plans.

Les lancers d’abord. 51 g, c’est une densité considérable pour un leurre de 10 cm. Le Magnum Deraball se projette comme un boulet de canon, même face au vent. Là où l’original atteignait 30 à 40 mètres, le Magnum envoie confortablement au-delà des 50 mètres, ce qui ouvre des perspectives de prospection beaucoup plus larges depuis le bord.

Le skipping ensuite. Le skipping, c’est cette technique qui consiste à faire ricocher le leurre sur la surface de l’eau pour l’envoyer glisser sous les frondaisons, les pontons ou les branches surplombantes. La forme compacte et la densité élevée du Magnum en font un champion de skipping. Il rebondit sur l’eau avec une facilité déconcertante et pénètre sous le couvert végétal là où les brochets sont embusqués.

Les vibrations enfin. Plus de volume signifie plus de déplacement d’eau et des vibrations amplifiées. Le paddle surdimensionné du Magnum brasse davantage d’eau que celui de l’original, ce qui se traduit par un signal hydrodynamique plus puissant capable d’attirer des poissons de plus loin et de déclencher des attaques de réaction chez les gros sujets.

Le système Line Thru : l’innovation qui change tout

Le système d’armement du Deraball, repris intégralement sur la version Magnum, est l’une des innovations les plus astucieuses du marché des leurres souples.

Le principe est simple mais redoutablement efficace. Un tube en plastique rigide traverse le corps du leurre de la gueule jusqu’au ventre. Le pêcheur passe son bas de ligne (fluorocarbone ou acier) à travers ce tube, puis raccorde l’hameçon triple à l’extrémité. Le triple est équipé de deux antennes ligaturées qui se plantent dans la gomme souple du ventre pour maintenir l’armement en place pendant le lancer et l’animation.

Au moment de la touche, le carnassier aspire le leurre et ferme la gueule. Le ferrage plante le triple dans sa mâchoire. Et c’est là que le système Line Thru prend tout son sens : les antennes se libèrent de la gomme, le leurre souple remonte le long du bas de ligne et s’éloigne de la zone de combat. Résultat : le brochet ne peut plus utiliser ses dents pour couper la ligne contre le corps du leurre, et le leurre lui-même est préservé des dommages du combat.

Ce système offre trois avantages considérables. Premièrement, il réduit significativement les décroches car le poisson ne peut plus prendre appui sur le corps du leurre pour se libérer du triple. Deuxièmement, il prolonge la durée de vie du leurre en le protégeant des dents pendant le combat, ce qui compense en partie le prix élevé à l’unité. Troisièmement, le triple monté sur émerillon rolling 360° permet une rotation libre qui empêche le poisson de créer un effet de levier pour se décrocher.

Le montage est simple une fois qu’on a compris le principe. Il faut utiliser un fluorocarbone en minimum 60/100 ou un bas de ligne acier/titane que l’on passe dans le tube, puis on noue l’hameçon triple à l’extrémité et on plante les antennes dans les encoches prévues sous le ventre. L’ensemble est solide et ne nécessite pas de remplacement d’armement entre les prises.

Utilisation

Récupération linéaire lente (la technique reine)

C’est l’animation principale du Deraball, et c’est celle qui produit les résultats les plus spectaculaires. On lance, on laisse le leurre couler une à deux secondes, puis on récupère lentement, canne haute, à vitesse constante.

Le Magnum Deraball entre immédiatement en action dès le premier tour de manivelle. Le corps rond déplace un volume d’eau considérable tandis que le paddle bat de manière rapide et serrée, créant un sillage et des vibrations qui se propagent loin. En surface, on voit parfois le leurre créer un léger buzzing, une perturbation de surface comparable à ce que ferait une grenouille ou un petit rongeur en train de nager.

La densité de 51 g permet de maintenir le leurre entre la surface et 50 cm de profondeur en récupération lente canne haute. C’est la zone idéale pour pêcher au-dessus des herbiers, le long des bordures et dans toutes les zones shallow où les brochets se postent en embuscade.

Les touches sont généralement violentes et sans équivoque. Le brochet charge le leurre par en dessous ou latéralement, et l’aspiration est franche. Le ferrage doit être appuyé car le triple est partiellement dissimulé dans la gomme, mais la puissance de la touche fait souvent le travail à elle seule.

Skipping sous les frondaisons

C’est peut-être l’utilisation la plus spectaculaire du Magnum Deraball. Avec un lancer latéral rasant (sidecast), on fait ricocher le leurre sur la surface pour l’envoyer glisser sous les branches, les pontons ou les nénuphars.

Les 51 g rendent l’exercice presque facile. Le leurre rebondit deux ou trois fois sur l’eau puis s’enfonce doucement sous le couvert. À ce moment précis, on commence la récupération. C’est souvent dans les deux premiers mètres de nage, juste après avoir pénétré sous la frondaison, que la touche survient. Les brochets embusqués sous le couvert n’ont tout simplement pas le temps de réfléchir.

Le skipping demande un peu de pratique mais la forme compacte et la densité du Magnum Deraball pardonnent beaucoup. Un ensemble casting est idéal pour cette technique, car il permet de freiner le leurre en fin de course et de gagner en discrétion à l’impact.

Avec ajout de lest (balle tungstène)

Le Magnum Deraball est conçu pour les zones shallow, mais rien n’empêche d’ajouter une balle tungstène libre en amont du leurre pour descendre plus profond. Avec une balle de 10 à 15 g, le leurre atteint confortablement les 2 à 3 mètres de profondeur, ce qui ouvre des possibilités de prospection en lac ou en rivière profonde.

Il est important que la balle soit libre (non fixée) sur le bas de ligne pour préserver la nage du leurre. Une balle bloquée contre le nez du Deraball modifierait sa position dans l’eau et tuerait sa nage caractéristique. Le bruit de la balle tungstène qui cogne contre la tête du leurre est un attractant supplémentaire qui déclenche la curiosité des carnassiers.

Stop and go et twitchs légers

Bien que le linéaire pur soit la technique reine, le Magnum Deraball répond aussi aux variations de vitesse et aux petits coups de scion. Un stop and go basique (3 tours de manivelle, pause d’une seconde) crée des phases d’accélération et de décélération qui peuvent faire la différence sur des brochets éduqués.

Des twitchs légers imprimés par le scion créent des embardées latérales courtes qui cassent la régularité de la nage et peuvent déclencher l’attaque d’un poisson qui suivait sans se décider. Cette technique est particulièrement efficace en eau claire où les brochets ont le temps d’observer le leurre.

Les limites

La caudale du Magnum Deraball ne nage pas à la descente. Lors des pauses ou pendant la phase de chute après le lancer, la queue reste immobile. C’est un défaut hérité de l’original que Jackall n’a pas corrigé sur cette version XL. Pour les pêcheurs habitués aux shads classiques dont la queue vibre à la descente, c’est frustrant.

La queue est aussi le point fragile du leurre. Les dents de brochet peuvent la sectionner, et une fois coupée, le leurre perd toute sa nage. Le système Line Thru protège le corps pendant le combat, mais la queue reste exposée. Heureusement, les grosses touches se font généralement sur le corps, les ratés sur la queue étant plus rares avec la version Magnum qu’avec l’original grâce à sa taille supérieure.

La famille Deraball complète : quel modèle pour quelle situation ?

CaractéristiqueBaby DeraballDeraballMagnum Deraball
Taille6 cm8,2 cm10,2 cm
Poids11 g26 g51 g
Cibles principalesPerche, petit brochetBrochet, black bassGros brochet, silure
Zone de nage0-0,5 m0-0,5 m0-1 m
Distance de lancer20-30 m30-40 m40-55 m
SkippingCorrectBonExcellent
SélectivitéPeu sélectifMoyennement sélectifSélectif (gros poissons)
Usage idéalPerche en bordure, initiationBrochet début saison, été, herbiersSpécimens, lacs profonds, grandes rivières
Prix~12€~15€~23€

Si vous débutez avec le concept Deraball, commencez par l’original en 8,2 cm. Il est plus polyvalent, moins cher et vous permettra de comprendre la nage et le montage avant de passer au Magnum.

Si vous ciblez spécifiquement les gros brochets sur de grands milieux (lacs, fleuves, polders), le Magnum Deraball est le choix évident. Sa masse de 51 g et son profil XL sélectionnent naturellement les gros poissons.

Pour les perches et le bass, restez sur le Baby ou l’original.

Quel matériel pour pêcher le Magnum Deraball ?

Avec 51 g sur la balance, le Magnum Deraball demande un ensemble adapté.

En casting (recommandé pour le skipping) : une canne casting MH à H d’environ 2,10 à 2,30 m, puissance 15 à 60 g. Les cannes Illex Night Shadows B 220 H Swimbait (~399€). Un moulinet casting de taille 150 à 200 avec un bon système anti-perruque (type SV ou DC) facilitera grandement le skipping. Tresse en 20 à 25/100.

En spinning : une canne spinning MH de 2,20 à 2,70 m, puissance 15 à 60 g. Un moulinet 3000 à 4000 avec un bon pick-up et une récupération fluide. Tresse en 15 à 20/100.

Bas de ligne : fluorocarbone en minimum 60/100 ou bas de ligne acier/titane pour le brochet. Le bas de ligne passe à travers le tube Line Thru du leurre, il doit donc être suffisamment rigide pour glisser facilement mais assez souple pour ne pas entraver la nage.

Comparatif : Magnum Deraball vs la concurrence

Le concept du soft swimbait compact et dense n’est pas unique, mais le Deraball reste difficile à concurrencer.

Vs Savage Gear 3D Hard Eel Tail Bait (~15€) Le 3D Hard Eel est un concurrent sérieux en termes de densité et de capacité de skipping. Mais son profil plus allongé et sa nage sont très différents. Le Deraball déplace davantage d’eau grâce à sa forme ronde et ses vibrations sont plus puissantes. Le Savage Gear est plus polyvalent en animation, le Deraball est plus efficace en linéaire pur.

Vs Westin Ricky the Roach Shadtail (~8€) Le Ricky est nettement moins cher et offre un bon compromis, mais il n’a pas le système Line Thru du Deraball, ce qui impacte sa durabilité face aux dents du brochet. En termes de nage, le Ricky est plus classique (oscillation latérale) tandis que le Deraball a cette nage serrée et compacte qui lui est propre.

Vs Fox Rage Replicant Wobble (~12€) Le Replicant Wobble joue dans le même registre avec sa forme trapue et son paddle vibrant. Bon rapport qualité-prix, bonne nage, mais là encore pas de Line Thru et une durabilité moindre. Le Deraball gagne en densité (meilleur lancer et skipping) et en innovation d’armement.

Le verdict du comparatif : le Magnum Deraball est plus cher que tous ses concurrents directs, mais aucun d’entre eux ne combine la densité exceptionnelle, le système Line Thru et cette nage unique qui a fait la réputation du concept. Si vous cherchez le meilleur rapport qualité-prix, tournez-vous vers les concurrents. Si vous voulez le leurre le plus efficace dans sa catégorie, le Deraball n’a pas de véritable rival.

Les meilleurs coloris pour le brochet

Au lancement, la palette de coloris du Magnum Deraball est relativement limitée par rapport à certains concurrents. Voici comment choisir.

En eau claire et par temps ensoleillé : privilégiez les coloris naturels type Pro Blue, Ghost Wakasagi ou imitation gardon. Les reflets subtils et les teintes réalistes sont plus efficaces quand les brochets ont le temps d’observer le leurre.

En eau teintée ou par temps couvert : les coloris flashy type Fire Tiger, Chart ou Mat Tiger sont redoutables. Le brochet se fie davantage aux vibrations et à la silhouette dans ces conditions, et les couleurs vives augmentent la visibilité du leurre.

En eaux très sombres ou par faible luminosité : les coloris sombres (Black, Dark Brown) créent une silhouette contrastée qui se détache bien contre la surface vue d’en dessous. C’est un choix contre-intuitif mais redoutable à l’aube et au crépuscule.

Le conseil pratique : commencez avec un coloris naturel et un coloris flashy, c’est suffisant pour couvrir 90% des situations.

Saisons et conditions idéales

Le Deraball, dans toutes ses versions, est un leurre de zones shallow et de couvert. C’est dans ces conditions qu’il exprime tout son potentiel.

Début de saison (mai-juin) : les brochets sont postés dans les zones peu profondes après la reproduction. Le Magnum Deraball récupéré lentement au-dessus des herbiers naissants est dévastateur. C’est historiquement la période où le Deraball original a construit sa légende.

Été (juillet-août) : les brochets se réfugient sous le couvert végétal pour bénéficier de l’ombre et des eaux plus fraîches. Le skipping sous les frondaisons et les nénuphars avec le Magnum est la technique idéale pour aller les chercher.

Automne (septembre-octobre) : les bordures boisées et les herbiers en décomposition concentrent les proies et les prédateurs. Le Magnum Deraball en récupération le long des tombants d’herbiers peut déclencher des attaques spectaculaires sur des poissons en pleine phase d’engraissement.

Hiver : le Deraball est moins adapté aux pêches hivernales profondes et lentes. Si vous voulez l’utiliser en eau froide, l’ajout d’une balle tungstène lourde (15 à 20 g) et une récupération très lente peuvent donner des résultats, mais d’autres leurres seront plus pertinents dans ces conditions.

Durée de vie et entretien

Le système Line Thru est le meilleur allié de la longévité du Magnum Deraball. En remontant sur la ligne pendant le combat, le corps souple est préservé des dents du brochet. Un Deraball bien entretenu peut survivre à une dizaine de prises, voire plus.

Quelques précautions permettent de prolonger sa durée de vie. Après chaque session, rincez le leurre à l’eau claire et laissez-le sécher à l’abri du soleil. Les UV dégradent le plastique souple et ternissent les coloris avec le temps. Stockez vos Deraball dans des compartiments individuels, car le plastique peut réagir chimiquement avec d’autres leurres souples et se déformer.

Si la queue est endommagée par une attaque de brochet mais pas complètement sectionnée, une goutte de colle cyanoacrylate (type Super Glue) permet de la réparer efficacement. Si elle est coupée net, le leurre est malheureusement inutilisable.

Vérifiez régulièrement les antennes ligaturées de l’hameçon triple. Après plusieurs prises, la ligature peut s’effilocher sans que les antennes ne se désolidarisent réellement, mais un contrôle visuel permet de s’assurer que tout est en ordre. Le triple lui-même est de bonne qualité et conserve son piquant longtemps.

FAQ : vos questions sur le Illex Magnum Deraball

Pourquoi le Deraball est-il si efficace alors qu’il ne ressemble à rien ?

C’est la grande question. Le Deraball ne ressemble pas à un poisson précis de nos eaux, mais sa forme évoque simultanément plusieurs proies : un batracien, un alevin dodu, un petit rongeur aquatique. Cette ambiguïté est probablement sa force. Le brochet, prédateur opportuniste, réagit à la combinaison du profil volumineux, des vibrations puissantes et du déplacement d’eau important. Il ne cherche pas à identifier précisément la proie, il attaque ce qui semble comestible et vulnérable.

Est-ce que le Magnum est vraiment plus efficace que l’original sur les gros brochets ?

Oui, la sélection par la taille fonctionne. Le profil plus imposant du Magnum intéresse davantage les gros sujets qui ne se déplaceraient pas forcément pour un leurre de 8 cm. De plus, les 51 g permettent des lancers beaucoup plus longs, ce qui augmente la couverture de prospection et les chances de croiser un gros poisson.

Comment monter le bas de ligne Line Thru correctement ?

Passez votre fluorocarbone ou acier dans le tube qui traverse le leurre (entrée par la gueule, sortie par le ventre). Faites un nœud solide (Palomar ou Clinch amélioré) sur l’émerillon rolling du triple. Tirez le triple vers le ventre du leurre et plantez les deux antennes dans les encoches prévues. Vérifiez que le triple est bien plaqué sous le corps et que le bas de ligne coulisse librement dans le tube.

Peut-on utiliser le Magnum Deraball pour le silure ?

Oui, le profil volumineux et les vibrations puissantes du Magnum peuvent intéresser les silures, particulièrement dans les zones shallow. L’armement triple renforcé sur émerillon rolling est assez costaud pour encaisser des combats avec des silures de taille moyenne. Pour les gros silures, renforcez le bas de ligne en conséquence.

Faut-il un ensemble casting ou spinning ?

Les deux fonctionnent, mais le casting est préférable pour le skipping et la précision des lancers en milieu encombré. Le spinning est plus adapté pour les lancers lointains en milieu ouvert et pour les pêcheurs qui ne maîtrisent pas le casting.

Combien de temps dure un Magnum Deraball ?

Grâce au système Line Thru, le corps est bien protégé pendant les combats. En usage normal (sans perdre le leurre dans un obstacle), comptez 5 à 15 prises par leurre. La queue est le point faible : une morsure directe dessus peut l’endommager irréparablement. Avec un peu de soin et de colle, un Deraball peut durer toute une saison.

Quel coloris acheter en premier ?

Un naturel (Pro Blue ou Ghost) et un flashy (Fire Tiger ou Chart). Avec ces deux couleurs, vous couvrez la quasi-totalité des conditions de luminosité et de clarté d’eau.

Mon verdict final

Le Illex Magnum Deraball est le leurre que des milliers de brochéteurs attendaient. Depuis des années, le Deraball original de 8,2 cm empilait les brochets avec une facilité presque insolente, mais sa taille limitait son potentiel sur les gros spécimens. La version Magnum corrige ce manque avec brio.

Les +20% de taille et de volume ne sont pas un simple agrandissement cosmétique. Les 51 g changent fondamentalement les capacités du leurre : des lancers beaucoup plus longs, un skipping facilité, des vibrations amplifiées et un pouvoir de sélection des gros poissons nettement supérieur. Et la nage reste cette oscillation serrée et compacte qui a fait la légende du Deraball, cette nage que personne n’arrive vraiment à expliquer mais que les brochets adorent.

Le système Line Thru est un vrai plus qui compense en partie le prix élevé de 23€ pièce. En protégeant le corps souple pendant les combats et en réduisant les décroches, il prolonge la durée de vie du leurre et améliore le ratio de capture. C’est un investissement, pas une dépense.

Si vous n’avez jamais pêché au Deraball, le Magnum est une excellente porte d’entrée si vous ciblez le brochet. On lance, on mouline lentement, et le leurre fait tout le reste. Pas besoin de maîtriser des animations complexes, pas besoin de comprendre pourquoi ça marche. Il suffit de faire confiance à cette drôle de boule et de se préparer à serrer le frein.

C’est le leurre le plus simple et le plus efficace que vous ajouterez à votre boîte cette saison. Et probablement celui qui vous fera dire, au bout de trois prises en une heure : « mais pourquoi je ne l’ai pas acheté plus tôt ? »

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